Réglementation

Après « l’état d’urgence » ; l’état des lieux »?

Bonjour à toutes et tous.

2018 vient de démarrer et cette année que nous vous souhaitons belle est bien particulière.

Notre grande sœur et cliente Universal Security entre dans son 25ième anniversaire.

Ce quart de siècle aura été très marquant pour cette entreprise de l’événementiel. Portée depuis sa naissance par un essor culturel (riche de rassemblements et de programmations), mais aussi sollicitée contre le terrorisme plus récemment, Universal Security s’est adaptée grâce à l’intelligence, la ténacité, bref le goût du métier.

Métier qui, durant ces 25 ans, aura fortement été étudié et recadré ! En effet, les profils sont dorénavant plus élevés, les formations plus « standardisées ». Les contrôles et audits de terrain sont entrés dans le déroulement ordinaire des dispositifs. Ajoutées à l’expérience, ces connaissances partagées forment enfin un bagage commun: une « culture professionnelle ».

Malgré la fin de « l’Etat d’urgence »,  nos gouvernants ne « baissent pas leur garde » face au terrorisme. Les publics sont certes moins souvent soumis aux contrôles d’entrée mais un travail plus discret a lieu. L’Etat se charge de prendre la mesure (à l’échelon national) de la sécurisation particulière des lieux de cultes, de tourisme et de culture. Ces « spots » de rassemblements publics sont examinés à la loupe par les Préfectures que l’Elysée a chargé de délivrer(ou non) aux exploitants un label de sécurité dont le nom affiché aux portes des salles  devrait être « Sécuri-site ».

Il faut bien comprendre qu’après s’être assurés de la mise en discipline des publics (d’abord agacés par les inspections puis demandant toujours plus de mesures et moyens…), nos grands responsables s’intéressent au respect des recommandations Vigipirate par les professionnels . Leur étude concerne également les exploitants (tous respectent-ils bien ces règles ?, tous  les font-ils bien appliquer à leur prestataire ?). L’analyse portera potentiellement, on peut l’imaginer, sur la cohérence des équipes d’agents du spectacle et d’agents de sécurité. Cette cohérence méritera d’obtenir et de conserver le fameux  label « Sécuri-site ».

Il y a fort à parier que cette démarche toute nouvelle se répande. Sur quoi les agents de sûreté devront-ils au moins être irréprochables afin d’être à hauteur de la confiance et des commandes de leurs clients ?

  • La tenue: uniforme (la même pour tous) et conforme (à la Loi et aux souhaits du client) ;
  • Les filtrages : notamment le port d’un badge professionnel, ponctuel ou permanent ;
  • La vigilance : il n’étonnera personne d’apprendre que le portable utilisé en situation opérationnelle va devenir TRES problématique (il atteste de l’ennui ou du désintérêt pour la mission d’une part ; il devient appareil redoutable dans l’hypothèse d’une infiltration extrémiste dans des équipes d’autre part…) ;
  • Le respect du dispositif: à commencer par la ponctualité, il doit être compris par tous. « Ventouse » et « Rondes » sont deux termes opposés. Ne pas mélanger  les deux selon l’humeur ou le courage du moment évite les dérapages ou les précipitations. Les attroupements de sécurité ne se font pas dans la relâche mais en plutôt situation de crise, pour réfléchir ou agir collectivement.
  • L’intervention réelle dans tous les cas de conflits, sachant que la présence ou l’intervention sécuritaire prévue  sont essentielles pour éviter que des conflits s’aggravent.

Pour finir, toute société se prépare à des collaborations avec de nouveaux clients et également pour des nouvelles activités de sécurité.

Le respect des règles professionnelles et du sens des lois et réglementations sont à poursuivre aujourd’hui pour garantir demain.

A bon entendeur, salut.

Jean-Sébastien Cerdan

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