Réglementation

CQP APS, Population et Réglementation

L’institut, comme vous certainement, suit l’actualité des populaires « Gilets Jaunes ».

Un jeune homme de la banlieue de Rouen, titulaire grâce au CNAPS de nôtre « Carte Pro », vient d’écoper de plusieurs mois de prison pour avoir incité à l’émeute des manifestants « tenant » un rond-point , et pour avoir incité gravement, via internet, à l’agression d’un commissaire de police ou de l’Hôtel de Police de Rouen.

Toujours dans la capitale de Haute-Normandie, des journalistes filment et leurs médias passent en boucle la scène du passage à tabac de l’un de leurs deux agents de sécurité, missionnés on ne sait comment pour les protéger de Gilets Jaunes pressentis dangereux…

Tout cela bouscule un peu les choses apprises en formation CQP-APS.
L’autorité de l’Etat et le droit de rassemblement sur la voie publique on vous l’avait autrement présenté, avant l’examen. Et Rouen et ses villes voisines ne font pas exception.

Alors quoi ?
La Population pas « réglementaire »; décalée ?
Réglementation impopulaire car inadaptée ?

Professionnels que vous êtes depuis le CQP-APS, vous avez été spectateurs ou impliqués, seuls ou avec la Force Publique. Les formations visées par le CNAPS et l’ADEF vous y ont préparés.

Plate-forme routière, centre commercial, centre-ville, vous étiez dedans ou à côté.

Né spontanément, sur la voie publique, sans autorisation, ce mouvement est malheureusement parsemé de faits regrettables.
Pour autant, l’Etat n’a pas rendu illégal le mouvement, en Normandie ou ailleurs.

Les dispositifs policiers (d’Etat) se préparent en consultant les « réseaux sociaux » (privés).
Leur disponibilité sur le terrain n’est pas inépuisable, naturellement. On compte aussi sur vous.

Les Gilets Jaunes (équipements réglementaires de sécurité) de leur côté tentent de réguler les flux de voitures et l’humeur des conducteurs. Mais ils déplorent des morts.

Quand Gilets Jaunes et policiers se rencontrent « en ville », c’est pourtant en s’affrontant. Encore une fois en Normandie ou ailleurs.

Le plus difficile dans cette relation c’est que l’Etat est unique et indivisible alors que les Gilets Jaunes c’est tout le monde et n’importe qui. Personne ne gagne un « bras-de-fer contre un nuage ».

Demain vous et nous pouvons rejoindre ce mouvement sans autorisation, sans l’avis des Gilets Jaunes eux-mêmes. Et sans qu’ils soient responsables de vous.

Peut-être êtes-vous membres d’un service d’ordre ou de secourisme Gilets Jaunes.

Peut-être passez-vous des WE un peu tendus à Paris ou en province.

La masse est anonyme.

Vous êtes des professionnels plus identifiables.

A : Du moment que vous faites « le bien » ;

B : et que vous respectez vos limites professionnelles ;

C : il ne peut rien vous arriver de « mal ».

Rien que des expériences et des coopérations très formatrices.

Bonne année 2019, chers confrères.

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